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- Le stress -Le Stress - positif - négatif : apprivoiser / gérerLa médecine occidentale est - depuis peu -consciente des méfaits du stress sur la santé et sur la vie. La tradition millénaire du Tao nous indique des chemins, des techniques pour transformer le stress en vitalité et en force de vie. En quelques années, le terme a envahi les conversations de bureau: le stress est le nouveau mal de l'homme au travail. Près de 1 salarié européen sur 3 (soit plus de 40 millions de personnes) souffrirait d'un niveau de stress trop élevé. Les raisons? Le tronçonnage incessant des activités, la surcharge de travail, l'accélération des changements, le culte de la performance. Mais aussi un sentiment confus d'insatisfaction. Transpiration, rougeurs, tremblements, manque de fluence verbale, latence dans les réponses allant parfois jusqu'au blocage total... sont autant de réactions, qui s'expriment avec plus ou moins d'intensité. Elles révèlent comment un individu arrive à rebondir ou perd toutes ses capacités face au stress. Les minésQui ne dit mot ne consent pas toujours... On accumule, en se taisant "pour éviter les histoires, avec un côté "victime", qui donne l'impression de ne pas vivre son existence, mais peut procurer le plaisir curieux de subir un malheur. Réactions avec les autres : sympathique, il dit rarement non, ce qui peut plaire. L'entourage pro ne risque rien, mais le privé peut trinquer à sa place. L'exclusion sociale menace, ainsi que la surcharge de travail qu'il ne sait refuser. Manager, il s'épuisera pour l'équipe sans mot dire. Répercussions sur le travail : perfectionniste, il travaille sans broncher, peut-être plus royaliste que le roi, au risque de casser. Résistant au changement, inhibé dans l'action, il a du mal à résoudre plusieurs problèmes à la fois. Les délirantsPlus qu'un mode d'adaptation au stress, ils adoptent une politique de défense... Par la fuite dans des délires, des fantasmes, en déniant la réalité. Et le tout s'accompagne d'un sentiment de persécution. Lequel fait rejeter la cause des maux sur les autres? C'était mon destin, ce n'est pas mon jour, toutes les boîtes ou tous les patrons sont pourris, etc., sont un échantillonnage des certitudes imaginaires qui les rassurent. Ils vivent dans un autre monde, car rien ne tourne jamais rond pour eux. C'est une forme d'auto-manipulation. Dans l'insatisfaction récurrente, ils peuvent s'opposer à tout ce qui se passe. Réactions avec les autres : il s'énerve peu ou pas et rien ne semble sortir... Mais tout est dit en circonvolutions. Il dénigre souvent, aime les rumeurs, avec pour effet de créer une ambiance malsaine, lourde, dérangeante, et on le prend facilement pour un manipulateur. Répercussions sur le travail : plutôt créatifs, les délirants s'enthousiasment aussi vite qu'ils sont déçus par la réalité et peuvent changer de boîte souvent. Ils gèrent difficilement leur position dans l'entreprise et n'en font qu'à leur tête... Mieux vaut les utiliser pour des projets à court terme. Les SpeedsIls ne sont pas trop agités du bocal, mais s'activent comme des mouches dedans! Les speeds ont tendance à remuer les bras en vain... Ces désordonnés, qui font tout et rien, se multiplient volontiers les tâches, même en dehors du travail, et risquent l'épuisement. Ils démarrent au quart de tour dès qu'on leur effleure un orteil, répondant par la colère, la lutte, au moindre stress. Sous adrénaline, extravertis, parlant très vite, ils incarnent l'image d'Épinal du stressé et tiennent rarement compte des signaux indiquant une pression trop élevée (mal de dos, etc.). Et le stress n'est pas leur faute, pensent-ils, ce qui les pousse à se décharger sur les autres. Réactions avec les autres : leur agitation épuise l'entourage, énerve. Ils speedent leurs collègues, mais les entraînent : un dossier perdu et l'équipe entière le recherche avec eux. En explosant, les speeds oublient la courtoisie. Mais s'ils réussissent un bon coup, on leur pardonne, voire on ira même jusqu'à les admirer. Répercussions sur le travail : ils font tout à peu près, se mettent en retard, mais prennent des risques, communiquent leur énergie et parlent franchement, ce qui est utile. Il n'y a guère d'épanouissement pour eux dans un environnement qui freine et réduit les possibilités d'action. Les démineursComme tout le monde, ils sont stressés... Mais leur capacité de désamorçage permet de s'appuyer sur le bon stress pour mettre en place des actions contre le mauvais", explique le Dr Marc Salomon, cardiologue, auteur de Vivre avec son stress, aux Éditions Pasteur. Lorsqu'une tuile leur tombe sur le museau, ils se disent: "Comment la transformer en données à traiter. Et lorsqu'il n'y a pas de solution, les démineurs ne se morfondent pas ou peu, admettent qu'ils n'ont pas le pouvoir de tout régler. Une lucidité qui incite à relativiser, à trier et à rebondir. En s'adaptant aux facteurs de stress familiers ou inédits. Toutefois, si la demande d'adaptation est trop forte, sans possibilité de prendre de la hauteur face à des événements qui s'enchaînent, en compagnie d'un encadrement inexistant, les démineurs, comme les autres, peuvent sérieusement trinquer. Réactions avec les autres : ils savent verbaliser, aller chercher de l'aide, s'affirmer et changer de comportement quand ça coince... Rarement rancuniers, les démineurs peuvent cependant paraître distants, ce qui exaspérera un speed. Répercussions sur le travail : énergiques pour se projeter dans le futur, ils ne sont toutefois pas des bolides des courses : plutôt des fondeurs, à qui il manquera peut-être les coups de tête des speeds. Mais eux sauront déminer un terrain en surchauffe sur lequel une équipe s'épuise, au lieu de le chauffer à blanc. Quelques trucsAvant tout, il faut détecter les agents stressants, puis s'écouter pour repérer leurs effets: fatigue, mal de jambes, agressivité, etc. C'est seulement ensuite qu'il sera possible d'utiliser les trucs antistress. Antistress pour minés : respirer, se relaxer pour calmer ses émotions et s'exercer à les dire. Dissocier les idées positives des négatives. Travailler sur l'affirmation de soi. S'arranger pour faire sortir son stress, ne pas le garder pour soi. Donc, en parler avec des personnes de confiance. Une bonne petite marche tranquille produira aussi ses effets. Antistress pour speeds : désamorcer le conditionnement action-réaction en réfléchissant avant d'agir, en acceptant ce que l'on ressent ou, plutôt, en prenant conscience de ses émotions. Arriver à relativiser ce qui se passe à l'intérieur de soi pour mieux observer ce qui a lieu au dehors et comprendre qu'il s'agit de sa propre vision de la réalité, non de la réalité. Ne pas tout prendre au premier degré. Une activité sportive assez intense peut être bonne. Antistress pour délirants : utiliser à peu près les mêmes moyens que ceux adaptés aux speeds, mais plus en profondeur. Trouver les vraies causes de la vision qu'on a de la réalité. Apprendre à ressentir ses émotions, ne pas les nier pour les faire sortir et comprendre à quoi elles servent. Être honnête avec soi-même. Écouter les autres et se mettre à leur place. Antistress pour démineurs : s'entraîner à utiliser ce qui déstresse d'habitude. Se rappeler que l'on a un corps en faisant du sport par exemple. Mais en principe, les démineurs savent tout cela ! Une astuce: «Si l'on prend quarante minutes de plaisir pour soi chaque jour, on évite le mauvais stress.» Du lever au coucher, nous vivons d'ordinaire à toute allure. Et notre corps, «qui est intelligent», nous envoie des messages: «Je vais te faire une migraine pour que tu restes une journée allongé(e); je vais te faire une dépression pour que tu fasses plus attention à toi.» Il faut donc «réaménager des espaces de transition» entre deux activités. Nos symptômes de stress. Il s'agit cette fois de voir, derrière ces signes avant-coureurs, quels besoins n'ont pas été respectés, qu'ils soient d'ordre physique (dormir, se relaxer…), émotionnel, psychologique et intellectuel (besoin de reconnaissance, d'aimer et d'être aimé, de grandir...) ou spirituel (donner un sens à sa vie, apporter sa pierre au monde…). Nos messages inconscients sont souvent issus de notre éducation. Nous nous apercevons que nous avons tous au moins une petite voix qui nous susurre, selon les cas: «Fais des efforts», «Dépêche-toi», «Sois fort», «Sois parfait» ou «Fais plaisir aux autres». Remplaçons cela avec des («Sois réaliste» au lieu de «Sois parfait», par exemple. Un exercice pratique: nous devons nous accorder mutuellement des permissions. A l'ingénieur, je permets de tomber la cravate; à d'autres je permets de dire non… |
vous avez l'impression que votre vie est aussi surchargée que cette voiture?
Et si nous l'allégions en supprimant le "non nécessaire"?
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